lundi 12 octobre 2020
Bords de l'Arno ( Oscar Wilde )
lundi 5 octobre 2020
Leonard Cohen : interviews & conversations
Ce livre est comme son nom l'indique un recueil d'interviews de Leonard Cohen. Onze, pour être exact, plus ou moins longues, allant de 1965 à la dernière de 2016 au journal belge Moustique. En point d'orgue, l'entretien très fourni paru en Juillet 1991 dans Les Inrockuptibles Mensuel n°30. Une journée avec Leonard Cohen pour le récit d'une vie. En voici un petit extrait.
Christian Fevret
Vers 20 ans, vous avez été confronté à d'autres disparitions douloureuses. Les avez-vous abordées avec le même détachement que lors de la mort de votre père ?
Leonard Cohen
J'imagine que oui. Irving Layton a un bon poème sur moi - il me connaissait bien à cet âge-là, j'avais 35 ans, mais il me connaissait depuis mes 17 ans. Il contient une image où je regarde impassiblement un massacre.
Christian Fevret
Plus tard, vous avez dit n'avoir eu peur de rien à cette époque : c'est une affirmation très impressionnante.
Leonard Cohen
Surtout de la part d'un poltron ! Nous étions tous très sûrs de nous à cette époque. Nous ne spéculions pas sur des choses comme la mort, nous n'étions pas français ! Je savais que le monde était une boucherie, mais je pensais que c'était normal. Et je le pense toujours. Jamais je n'ai cru pouvoir le traverser sans être méchamment tailladé. Mais j'étais prêt pour le voyage. Anxieux, mais disposé à le faire.
Christian Fevret
Les gens ont ensuite parlé de vous comme d'un jeune homme très troublé, incertain de ses convictions, quelqu'un d'un peu absent.
Leonard Cohen
Eh bien ... J'ai commencé à déprimer peu après cette déclaration d'intention héroïque !
.../...
Ultime : Leonard Cohen Interviews & conversations ( 2019 ) Editions Nova
mercredi 30 septembre 2020
Une chanson de Lhasa pour le Liban
Dimanche dernier, j'ai entendu un extrait de Mappemonde, chanson écrite pour le concert caritatif Unis pour le Liban. Hiba Tawaji, M, Ibrahim Maalouf sur des mots d'Andrée Chedid. Superbe.
J'ai pensé à Anywhere on this road que Lhasa avait enregistré avec Ibrahim Maalouf pour son deuxième album The living road. Je ne sais pas si demain soir quelqu'un chantera Lhasa mais elle serait à sa place. Elle avait un grand-père libanais. Elle a chanté Fairouz.
Voici une version en public et une avec Yael Naïm au chant.
mardi 29 septembre 2020
L'amant de Lady Chatterley - D.H. Lawrence
L'histoire du livre de D.H. Lawrence est très célèbre. Plusieurs adaptations au cinéma ont eu lieu. Constance, Lady Chatterley, mariée à Sir Clifford, le trompe avec Oliver Mellors, son garde-chasse. L'amant de Lady Chatterley, publié en 1928 en Italie, a été interdit en Angleterre et aux États-Unis jusqu'en 1960 à cause de scènes sexuelles explicites.
La jeune écossaise Constance ( Connie ) Reid, devient après son mariage Lady et vient s'installer à Wragby, le fief des Chatterley, dans un pays de mines de charbon qui commence à changer, à se déboiser pour s'industrialiser de plus en plus mais qui en même temps entrevoit un avenir fait de récession. Son mari Clifford, revenu de la Première Guerre Mondiale dans un fauteuil roulant, devient d'abord un écrivain au succès grandissant puis un patron, reprenant enfin la sucession de son père et s'y consacrant totalement. Quelque soit son activité, il est profondément ennuyeux dans l'intimité de son foyer, dans ses conversations et la jeune Lady dépérit auprès de lui, d'autant plus que la guerre l'a rendu incapable de remplir son devoir conjugal. Après avoir croisé le garde-chasse du domaine, Mellors, elle tombe rapidement dans ses bras. Celui-ci lui fait découvrir le plaisir sexuel, la fait se découvrir elle-même, sa vraie nature, quelqu'un fait pour la sensualité, pour la maternité et pas pour cet intellectualisme un peu vain de son mari et de ses amis.
Ce sont ses convictions que D.H. Lawrence a donné à ses deux héros amoureux Constance et Mellors. Celles prônant un retour au plaisir et à la nature contre un régime de tabous sexuels et un monde industriel généré par un appât du gain toujours plus grand.
C'est un livre très facile, que j'ai pris plaisir à lire. On ne peut qu'être séduit par l'histoire de Constance et Mellors et je l'ai été, ils s'aiment vraiment, mais on peut trouver aussi, comme moi, que la charge contre Sir Clifford est un peu forte : son dédain envers le "petit" peuple, son impuissance, son cynisme ... D.H. Lawrence a décidé qu'il n'y aurait rien pour lui.
L'amant de Lady Chatterley ( David Herbert Lawrence ) ( 1928 ) Editions Le Livre de Poche
mardi 22 septembre 2020
Les braises - Sandor Marai
Les braises, c'est un rendez-vous. Il a été pris par les deux meilleurs amis du monde ; il a été tacitement pris ; quarante-et-un ans auparavant. Dans son château, le général Henri reçoit la visite de son vieil ami Conrad. De si nombreuses années, plus de quatre décennies qu'il attend et prépare cette rencontre.
Les deux se sont connus jeunes, faisant ensemble l'école militaire, Henri le fortuné accueillant le moins chanceux Conrad. Tout, à cette époque-là, aurait pu être pour le mieux si Conrad ne s'était révélé au fil du temps différent, peu fait pour la carrière des armes et plus pour la musique et l'art en général. Henri, pendant toutes ses années de solitude, séparé de sa femme Christine pour une raison et d'une manière que l'on apprendra et encore après la mort de celle-ci, a eu tout le temps du monde de ruminer cette affaire, de se poser des foules de questions, d'y répondre. Ce qui fait que cette rencontre aurait pu ne pas avoir lieu mais elle a été inscrite quelque part et fatalement ... Petit à petit, Henri refait pendant cette soirée et cette nuit qu'il va passer avec Conrad le bilan de sa vie, celui qu'il a mis quarante-et-un ans à élaborer. Petit à petit, nous découvrons ce qui a séparé les deux hommes, la raison pour laquelle Conrad est parti du jour au lendemain sous les Tropiques.
Nous sommes aux premiers bourdonnements de la Seconde Guerre Mondiale - ils ont vécu bien différemment la Première, Henri au feu, Conrad très loin de lui - et les deux vieillards observent en même temps que leur histoire conjointe, la Grande, en même temps que leur décrépitude, celle de leur pays qui n'est plus, celle de leur génération qui sera bientôt du passé.
Sandor Marai est encore un nom dont je n'avais jamais entendu parler avant d'aller sur le blog de Claude ( Blogart / La Comtesse ). Merci Claude pour cette nouvelle découverte importante.
Les braises ( Sandor Marai ) ( 1942 ) Éditions Le Livre de Poche.
mercredi 16 septembre 2020
Compilation 2020 / Numéro 1
1) Echoes, part 1 ( Pink Floyd )
2) Anyway the wind blows ( Eric Clapton / J.J. Cale and friends )
3) Roads ( Portishead )
4) Chocolate Jesus ( Tom Waits )
5) The sound of silence ( Simon and Garfunkel )
6) Hemingway ( Paolo Conte )
7) Dollar bill blues ( Townes Van Zandt )
8) Ball and chain ( Big Brother and The Holding Company with Janis Joplin )
9) Shelter from the storm ( Bob Dylan )
10) The river ( Bruce Springsteen )
11) Mr. Soul ( Neil Young )
Pink Floyd, pour moi, c'est 1967-1977, rien à jeter, même les morceaux les moins bons. Après 1977, c'est autre chose.
1971 : les Pink Floyd en live - et de concert - avec sans doute déjà en tête ce qui deviendra leur grande œuvre, Dark Side of the moon.
Le titre Echoes, dans l'amphithéâtre de Pompéi, est parfaitement approprié en ces lieux avec pour seul public peut-être celui composé des fantômes des personnes mortes dans l'éruption du Vésuve.
mardi 15 septembre 2020
Clea - Lawrence Durrell
Dans Clea, on assiste aux retours de Darley. Retour en temps que narrateur et également, se décidant enfin à quitter son île, retour à Alexandrie - en chair et en os, cette fois-ci. C'est pour Clea qu'il revient ... pour faire avancer cette histoire jusqu'à sa conclusion aussi. Nous sommes quelques années après les trois premiers volumes, en pleine Seconde Guerre Mondiale. Darley découvre d'ailleurs une Alexandrie sous les bombardements. Qu'en est-il de Nessim ? de Justine ? de Balthazar ? de Mountolive ? de la mémoire de Scobie ? Quelle est la véritable raison du suicide de Pursewarden ? Toutes ces questions trouveront ici des réponses.
Voilà donc le quatrième et dernier volume du Quatuor et si, sur mes trois premiers posts, j'ai dévoilé certaines choses de l'histoire, c'était au final bien peu tellement celle-ci est riche, en personnages, en rebondissements ...
Ce Quatuor d'Alexandrie est bien une des grandes œuvres littéraires du 20ème siècle de par sa composition particulière ( pour résumer, les trois premiers tomes racontant la même histoire différemment et le quatrième en conclusion ), de par son style ( les descriptions, qu'elles soient de la ville ou de ses environs, à la fois précises et poétiques, créent une Alexandrie dans le même mouvement prosaïque et onirique où nous avons la très nette impression d'évoluer nous-mêmes ), de par ses personnages récurrents ( principaux ou secondaires, leurs particularités physiques ou de langage les rendent mémorables ), de par les signes ( Durrell et son narrateur se référant souvent à la mythologie grecque ), de par ses nombreux pièges et fausses pistes ...
Quatre romans indissociables et qu'il faut lire dans l'ordre, comme les quatre lettres du mot Love. Même si Justine dit de celui-ci : "Au diable le nom qu'on lui donne, qu'on l'écrive donc à l'envers, comme tu m'as dit que faisaient les Elizabéthains pour Dieu. Appelle-le Evol, comme dans "évolution" ou "révolte".
Clea ( Le quatuor d'Alexandrie 4 ) ( Lawrence Durrell ) ( 1960 ) Éditions Buchet/Chastel et Éditions Le Livre de Poche ( La Pochothèque )
dimanche 13 septembre 2020
Compilation 2020 / Numéro 2
samedi 12 septembre 2020
vendredi 11 septembre 2020
Compilation 2020 / Numéro 3
1)
2)
3) Roads ( Portishead )
4) Chocolate Jesus ( Tom Waits )
5) The sound of silence ( Simon and Garfunkel )
6) Hemingway ( Paolo Conte )
7) Dollar bill blues ( Townes Van Zandt )
8) Ball and chain ( Big Brother and The Holding Company with Janis Joplin )
9) Shelter from the storm ( Bob Dylan )
10) The river ( Bruce Springsteen )
11) Mr. Soul ( Neil Young )
Comme quoi, comme souvent, comme rarement, c'est plus comme je la ressens que comme je la comprends.
Bien sûr, c'est une alchimie. Il y a dedans la guitare d'Adrian, il y a les bidouillages électroniques de Geoff ( samples de jazz, de musiques de films et autres ) mais c'est vrai, je l'avoue, pour moi, il y a surtout les mots, la voix unique, le chant désenchanté, torturé, de Beth.
Écoutez par exemple Mysterons ... Did you really want, écoutez Sour times ... Nobody loves me, it's true, not like you do, écoutez Roads ...
mardi 8 septembre 2020
Compilation 2020 / Numéro 4
1)
2)
3)
4) Chocolate Jesus ( Tom Waits )
5) The sound of silence ( Simon and Garfunkel )
6) Hemingway ( Paolo Conte )
7) Dollar bill blues ( Townes Van Zandt )
8) Ball and chain ( Big Brother and The Holding Company with Janis Joplin )
9) Shelter from the storm ( Bob Dylan )
10) The river ( Bruce Springsteen )
11) Mr. Soul ( Neil Young )
C'était en Mai 2000 pour la tournée Mule Variations, un des albums que j'ai le plus attendu de ma vie. C'était à Paris, au Grand Rex.
Tom Waits, le personnage, son chapeau, ses mimiques, les poches de sa veste pleines de paillettes ou de poudre magique ...
Ces musiciens étaient déjà sur scène et avaient leurs instruments en mains. Les clameurs qui avaient accueilli l'entrée de son contrebassiste portant un chapeau étaient maintenant retombées. Alors que les derniers arrivants s'installaient, il est entré dans la salle par la même porte que moi, hurlant dans son mégaphone : "Good evening, Ladies and Gentlemen, good evening !", puis il a fendu la foule en le répétant et il a rejoint ses musiciens ...
Album de la semaine #52
Rain dogs - Tom Waits - 1985 Extrait : Downtown train Voilà, c'est le dernier post de ce blog. Merci à tous les visiteurs, merci pour to...
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Il suffit d'un coup d'œil sur la pochette, d'un autre sur certains titres de chansons de The Flying club cup ( Nantes, La ban...
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Le troisième post de ce blog proposait "On rit encore", un duo avec Arthur H. C'est une chanson originale de Lhasa que l'o...










