lundi 31 août 2020

Compilation 2020 / Numéro 8

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8) Ball and chain ( Big Brother and The Holding Company with Janis Joplin )

9) Shelter from the storm ( Bob Dylan )

10) The river ( Bruce Springsteen )

11) Mr. Soul ( Neil Young )


Ball and chain, parce que cette musique de la fin des années 60 que Woodstock symbolise a été et est toujours importante pour moi, parce que la traînée lumineuse de la comète Janis restera visible à jamais, parce je l'écoute encore si souvent, parce que justement à Woodstock, elle n'était pas au mieux mais qu'à Monterrey deux ans plus tôt ... voyez vous-mêmes, parce qu'au Monterrey Pop 1967, il y avait une sacrée belle affiche comme on le voit dans le film de D.A. Pennebacker, parce que Ball and chain, c'est le blues, parce que c'est même autre chose, c'est le blues de Janis Joplin, son cœur et ses tripes sur scène ...




dimanche 30 août 2020

Zazie dans le métro - Raymond Queneau

 



La mère de Zazie part en vadrouille et laisse donc la gosse sous la garde de son tonton Gabriel, un colosse au cœur tendre. Et voilà celui-ci bien embêté. Car il ne veut pas faillir à sa tâche et celle-ci est rude : Zazie n'ayant pas froid aux yeux, ne manquant pas une occasion de prendre la tangente pour aller voir ailleurs ceux qui y sont.

Zazie côtoie par Gabriel tout le monde fleuri de ses amis et des habitants du quartier. Charles ( celui qui attend ), la douce Marceline, la femme de Gabriel qui fait toute chose doucement, mais encore Madeleine, Turandot, Gridoux, Fédor Balanovitch. Et d'autres encore, plus ou moins amicaux, la veuve Mouaque et bien sûr le type. Ce type sera plusieurs types au gré de ses noms et déguisements, pourrait être un satyre, pourrait être un flicmane. 

Personne n'a la langue dans sa poche dans ce livre. Et c'est Laverdure, le perroquet, qui a raison en répétant sans cesse : "Tu causes, tu causes, c'est tout ce que tu sais faire." Parce qu'il faut savoir que c'est pas parce qu'on a répondu à une question, qu'on ne peut pas la reposer. Zazie par exemple, aimerait savoir ce qu'est un hormosessuel et si son tonton Gabriel en est un. Qui, bien qu'il soit marié est tout de même danseuse de charme ...

A la fin, on revient au point de départ. On a vieilli.

C'est un ptit tour que j'ai fait du côté de chez Zazie, du côté de chez Queneau, dans son Paris burlesque, un gros gâteau de dialogues comiques, absurdes, de jeux de mots, de néologismes, d'argot que l'on peut savourer en buvant de la grenadine, la boisson préférée de Gabriel. 


Zazie dans le métro ( Raymond Queneau ) ( 1959 ) Éditions Gallimard. 

samedi 29 août 2020

Compilation 2020 / Numéro 9

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9) Shelter from the storm ( Bob Dylan )

10) The river ( Bruce Springsteen )

11) Mr. Soul ( Neil Young )


Ce ne fut pas mauvais. Il a déroulé ses chansons pendant une heure et demie de façon professionnelle avec de bons musiciens.

Mais, comme il n'a joué que des claviers, excepté lors du rappel où la sécurité nous autorisa une approche de la scène, nous passâmes tout le temps à le deviner derrière son guitariste, qui non content d'être bien baraqué, avait un plus grand chapeau que lui.

C'était le 4 Juillet 2006 à Cournon. Et, grâce à Internet, je peux même dire ce qu'il a chanté : 13 titres, mélange d'anciennes et de plus récentes chansons, plus Like a rolling stone et All along the watchtower en rappel et bye, see you soon ...

J'ai vu Bob Dylan. 





jeudi 27 août 2020

Compilation 2020 / Numéro 10

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10) The river ( Bruce Springsteen )

11) Mr. Soul ( Neil Young )


Quand on parle de chanteurs en live, y a-t-il meilleur que le Boss ? donnant des concerts souvent très longs et débordant d'énergie ?

C'est quelqu'un que j'ai eu la chance de voir  ( il y a une éternité ), je peux en témoigner. 

J'aurais pu choisir tellement tellement de titres, des moins connus peut-être mais qui me transportent tout autant. J'ai décidé de ne pas le faire. The river donc ... mais il y a une raison quand même. Retrouver un peu de l'émotion gravée sur le Live 1975-85.




mardi 25 août 2020

Compilation 2020 / Numéro 11

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11) Mr. Soul ( Neil Young )


Parmi tous les grands titres du Loner, Mr. Soul aura toujours une saveur particulière pour moi, un petit quelque chose en plus. Est-ce sa musique imparable, son texte court, rythmé ? Le Neil Young du début avec Buffalo Springfield et ses deux chansons phares, celle- ci et Broken arrow, est encore différent de tout ce qu'il pourra être, par la suite, tout au long de sa gigantesque discographie et de ses multiples visages. 

Et je trouve cette version acoustique magique. Elle vient, comme une petite sœur, pousser de l'épaule son aînée pour se faire une place sur la photo. Maintenant que le cliché a plusieurs années, peut-on dire laquelle est la plus belle ?




dimanche 19 juillet 2020

Danseur - Colum McCann



Danseur suit les pas de Rudolf Noureiev, génie russe de la danse. De sa "tendre" enfance où le "démon" s'empare de lui jusqu'aux prémices de la fin de ses capacités physiques à cause de la maladie quelques années avant sa mort. De sa pauvre Russie natale en guerre jusqu'à l'aura et la reconnaissance internationale.

Plutôt qu'une biographie classique, écrite à la troisième personne, Colum McCann propose un grand puzzle, un kaléidoscope permettant d'aborder Noureiev par petites touches. Ce sont quelques-unes des nombreuses personnes importantes ayant jalonnées sa vie qui vont apporter chacune sa pièce et l'emboîter sur le puzzle et même si ce n'est parfois pas leur intention première, parler aussi beaucoup de leur vie à eux, de leurs projets, de leurs attentes.
Les interventions respectant quand même un ordre à peu près chronologique, l'évolution de Rudik le petit garçon, puis l'adolescent, de Rudi le jeune homme, puis l'homme mûr se suit sans mal. Et quel est le portrait qu'elles brossent ? Celui de quelqu'un qui ayant pris conscience très tôt de dispositions exceptionnelles va se tourner tout entier de corps et d'esprit vers la danse, vers la perfection dans cet art. Si d'autres disciplines l'intéresseront, elles ne le feront que pour ce qu'elles pourront apporter à la sienne.
L'enfant qui dansait devant les soldats blessés en convalescence va brûler rapidement les étapes. La gloire locale, la gloire nationale, Moscou, Saint-Pétersbourg, le Kirov, et puis à 23 ans, la gloire sur toutes les scènes du monde, New York, Londres, Paris, après l'exil à l'Ouest dont il ne reviendra jamais.

Malgré les petites réserves que j'ai pu avoir après la lecture de Muse de Joseph O'Connor sur l'ambiguïté entre fiction et réalité, je me suis plongé presque aussitôt dans un livre utilisant un procédé similaire. Même s'il est impossible de laisser de côté l'image iconique du vrai Noureiev, encore tellement présente dans nos esprits, on se laisse rapidement emporter par la magie de ce roman. Par la magie d'un grand romancier.


Danseur ( Colum McCann ) ( 2003 ) Éditions 10/18.

mardi 14 juillet 2020

Eldorado - Laurent Gaudé



Salvatore Piracci est le commandant d'une frégate qui intercepte les embarcations de migrants dans les eaux proches de la Sicile. Revoir une femme qu'il a sauvée malgré elle quelques années auparavant le met face à sa vie, face surtout à l'utilité de sa mission. Il va tout arrêter. Il va partir. Il fera l'inusité voyage vers un pays que des milliers fuient pour tenter de rejoindre leur terre promise, leur Eldorado, l'Europe occidentale.
Soleiman est un de ceux-là. Il quitte son Soudan natal sous l'impulsion de son frère. Il s'embarque dès lors pour un périple pavé d'embûches, de barrières, de barbelés et d'émotions diamétralement opposées.
Si les deux pourront alors se croiser, ce ne sera pas lors d'une nuit de tempête sur le pont de la frégate de Piracci sous les yeux hagards de corps éreintés de fatigue. Mais sous les rayons cinglants du soleil d'un pays où ils seront tous les deux des étrangers.
C'est donc une histoire croisée, simple. Belle, peut-être parce qu'ayant plus que sa part de tragédie. L'écriture de Laurent Gaudé que je découvre y est d'une grande sobriété. Elle nous évite tout pathos et nous permet ainsi paradoxalement de mettre un doigt sur toute l'étendue de sa tristesse.


Eldorado ( Laurent Gaudé ) ( 2006 ) Éditions Babel. 

mardi 23 juin 2020

Muse - Joseph O'Connor



Je ne sais pas par quoi commencer. Faut-il dire d'abord que Muse est un sacré grand bouquin ou que malgré ça, je trouve le parti pris de Joseph O'Connor un peu déroutant, ambigu ? En effet, si vous êtes en quête de la vérité sur Molly Allgood, sur John Synge ou même sur Yeats ou Lady Gregory, ce n'est pas là qu'il faut venir. Joseph O'Connor a fait une œuvre de pure fiction avec certains faits réels pour base. L'histoire d'amour de Molly et John fut loin d'être telle, les lettres dans le livre sont inventées. La fin de vie de Molly ne fut pas aussi pathétique dans la réalité. Je me suis demandé en refermant le livre pourquoi O'Connor n'avait pas décidé de changer les noms des protagonistes.
Molly Allgood, sous son nom de scène Maire O'Neill, est une actrice comme sa sœur Sara, mais moins célèbre que cette dernière et lorsque nous tombons sur elle au début des années 50, elle vit les derniers jours de sa vie. Elle a deux penchants : un pour la boisson, un autre pour les souvenirs. Un peu toujours les mêmes. Ceux ayant trait à son grand amour, le dramaturge John Millington Synge. Elle dit d'ailleurs dans une lettre : "J'imagine que quand on est vieux, les souvenirs sont comme des pierres, on pose toujours le pied sur celles qu'on connaît bien pour ne pas tomber."
Puisqu'alors nous sommes assez loin de la réalité, on peut donc dire que c'est un magnifique personnage qu'a créé Joseph O'Connor. Une femme forte, intelligente, lucide, passionnément amoureuse malgré toutes les oppositions, drôle aussi.
On ne commande rien à l'amour et elle, Molly, cette belle jeune femme de 19 ans va aimer un homme de quasiment vingt ans de plus qu'elle, un homme casanier, frileux, soucieux du qu'en-dira-t'on, un fils à sa maman, perpétuellement perdu dans ses pensées et l'élaboration de son œuvre.
Entre son présent de 1952 et son passé du début du siècle, Molly navigue, ou plutôt dérive. Elle a pour compagnie une voix - sa conscience, quoi d'autre ? - qui la tutoie effrontément. Elle la laisse la juger, l'admonester, la moquer. A ses voix-là, que peut-on répondre ?


Muse ( Joseph O'Connor ) ( 2010 ) Éditions Phébus.

lundi 15 juin 2020

Cristal qui songe - Theodore Sturgeon



J'ai été déçu par ce livre de Theodore Sturgeon, pourtant un auteur de fantasy réputé. Publié en 1950, on peut dire qu'il a vieilli, et mal. Le style, s'il y en a un, est plat, trop plat même pour un livre de genre.
Cristal qui songe nous raconte l'histoire de Horty, un enfant dont on découvre vite qu'il est doté de pouvoirs exceptionnels, qui bien sûr font un envieux, un patron de fête foraine, Pierre Ganneval, dit le Cannibale. Pourquoi Ganneval cherche Horty ? D'où viennent ses pouvoirs ? Quel est le rôle des cristaux ? Je n'en dis pas plus. L'histoire en elle-même est loin d'être mauvaise, c'est son traitement qui l'est selon moi.
J'ai lu Cristal qui songe parce que j'ai appris que la série La caravane de l'étrange en était une adaptation. J'avais regardé cette série et j'en étais devenu accro jusqu'à ce qu'elle s'arrête net faute d'audience au bout de deux saisons sur les six prévues. Le livre de Sturgeon y était transporté très librement pendant la grande dépression des années 30.
Le titre de ce livre, je l'ai trouvé dans Dans le café de la jeunesse perdue. De tous les bouquins de science-fiction que Louki a lu, c'est le seul qu'elle est conservé.
Moi, je conserve le livre de Modiano, pas celui de Sturgeon.


Cristal qui songe ( Theodore Sturgeon ) ( 1950 ) Éditions J'ai lu. 



mardi 9 juin 2020

Bullitt - Peter Yates



Dans la nuit de San Francisco, il court à perdre haleine. Sur la piste de l'aéroport, il court après celui qui a mené tout le monde en bateau. Il porte une veste marron et un pull bleu à col roulé, un pantalon dans les tons noirs. Il se couche à un moment sur le tarmac entre les roues et le bruit assourdissant d'un avion de ligne. Et l'avion passé, il se relève et reprend sa course. Il porte la même tenue que lors de sa poursuite en voiture derrière le duo de tueurs.
Cette poursuite en Mustang, peut-être la plus mythique du cinéma, mais aussi, avant elle, lorsqu'il se gare dans la rue devant chez lui et fait quelques courses dans une épicerie avant de rentrer, lui et Cathy s'arrêtant sur le bord de l'autoroute parce qu'elle se sent mal après avoir été témoin de l'horreur du métier de son compagnon, son regard clair et celui sombre de son coéquipier Delgetti scrutant la foule de l'aéroport et bien sûr cette musique de Lalo Schiffrin ... tant de choses me restaient. Tant de choses me resteront ...
Bullitt, ce personnage et ce film, avec leur économie de mots, portent en eux et me la ramènent à chacun de mes visionnages une belle partie de mon enfance.


Bullitt ( Peter Yates ) ( 1968 )


lundi 8 juin 2020

Océans - Jacques Perrin / Jacques Cluzaud

C'est un impressionnant, un époustouflant ballet de bulles, de geysers, de tempêtes, de couleurs, de reflets, de scintillements, d'ondoiements, de louvoiements, de virages à 90, à 180, à 360, de vitesse, de force et de légèreté à la fois que proposent Jacques Perrin et Jacques Cluzaud. Aidés par des avancées techniques, par toute une équipe de photographes et caméramen  aventuriers et de leur patience infinie, ils ont réussi à collecter des images toutes étonnantes de créatures. Celles que je ne connaissais pas et aussi et surtout celles que je connaissais déjà mais que je n'avais jamais vu comme ça. Que je n'imaginais pas comme ça.
Un beau conte et un grand film écologique.




Océans ( Jacques Perrin / Jacques Cluzaud ) ( 2009 ).

Album de la semaine #52

Rain dogs - Tom Waits - 1985 Extrait : Downtown train Voilà, c'est le dernier post de ce blog. Merci à tous les visiteurs, merci pour to...