dimanche 14 mars 2021

Une semaine avec David Lynch et la musique 7/7

Lark 

Au revoir Simone

Twin Peaks The return ( Saison 3 ) ( 2017 )


Tous les épisodes de Twin Peaks The return se finissent en musique au Bang Bang Bar. Je crois que je ne connaissais aucun des artistes avant de les voir dans la série. Au revoir Simone, un de ceux qui m'ont le plus marqués. 

Je trouve aussi à deux des chanteuses des petits airs de Laura Palmer et Ronette Pulaski du Twin Peaks original. 





samedi 13 mars 2021

Une semaine avec David Lynch et la musique 6/7

In dreams

Roy Orbison 

Blue velvet ( 1986 ) 


J'aime beaucoup Roy Orbison. C'est imparable. Et quelle voix ! ... de rêve. Je ne possède que cet album de lui, A black and white night Live, mais quel disque aussi ! Un best of en public avec un groupe master class où l'on peut voir le Boss, Elvis Costello, Tom Waits, K.d. Lang, Bonnie Raitt, Jackson Browne et d'autres encore.




vendredi 12 mars 2021

Une semaine avec David Lynch et la musique 5/7

Angel star

Chrysta Bell & David Lynch 

Album : This train ( 2011 ) 


Alors qu'il avait dit qu'il ne chanterait jamais, David Lynch a fait plusieurs disques depuis son changement d'avis et son premier album BlueBob en 2001. Ceux que j'ai écoutés sont étranges.

Plus accessibles, les albums écrits pour ou co-ecrits avec ses "muses". Julee Cruise dans les années 1990 et Chrysta Bell dans les années 2010.




jeudi 11 mars 2021

Une semaine avec David Lynch et la musique 4/7

Mulholland Drive Main theme

Angelo Badalamenti 

Mulholland Drive ( 2001 ) 


Dès ce générique, dans cette grande voiture noire qui va lentement dans la nuit de Mulholland Drive, on est déjà dans le mystère, déjà dans le rêve. 

Je serais d'accord avec un des commentateurs de la vidéo, moi aussi, Mulholland Drive aurait changé ma façon de voir les films. Mais Lost highway l'avait fait quelques années avant.




mercredi 10 mars 2021

Une semaine avec David Lynch et la musique 3/7

Blue spanish sky 

Chris Isaak 

Sailor et Lula ( 1990 ) 


J'aime beaucoup les tubes rêverie-rock de Chris Isaak : Wicked game, Blue hotel, San Francisco days, etc. Ils ont été souvent accolés à des spots de pub, c'est dommage. Dommage aussi qu'il n'est peut-être pas su se renouveler et que sa carrière marque un peu le pas depuis le début des années 2000.




mardi 9 mars 2021

Une semaine avec David Lynch et la musique 2/7

This magic  moment ( Doc Pomus / Mort Shuman ) 

Lou Reed

Lost highway ( 1997 )


Beaucoup d'atmosphères différentes dans la bande originale de Lost highway. La plupart très bien, d'autres beaucoup moins, par exemple la reprise de I put a spell on you par Marylin Manson. Celle de This magic moment par Lou Reed entre dans la première catégorie. 

Alice accompagne Mr. Eddy venant déposer sa voiture au garage où travaille Pete. Elle descend du véhicule au ralenti. Ils se regardent ... This magic moment. 




lundi 8 mars 2021

Une semaine avec David Lynch et la musique 1/7

Twin Peaks theme - Générique Episode Pilote

Angelo Badalamenti

1990


On commence - comment faire autrement ? - cette petite série David Lynch et la musique par un générique. Celui marquant de Twin Peaks. 

Je n'ai vu cette série que dix ou quinze ans après sa première diffusion. Mais elle est devenue immédiatement une de mes préférées et également une des seules que je peux revoir avec grand plaisir. D'ailleurs, je l'ai fait, j'ai revu l'intégralité à la sortie de Twin Peaks : The return ( Saison 3 ). 




mardi 22 décembre 2020

La crucifixion en rose - Henry Miller

 


Ah, Henry ! Sacré Henry ! Il faut que je vous dise : il est revenu me voir ... La dernière fois, je crois que c'était pour Pâques et c'est comme si nous ne nous étions pas quittés ...

C'est toujours la même chose, il débarque, il s'assoit et aussitôt le voilà parti. Parce que vous vous en doutez, c'est surtout lui qui parle. Parfois, emporté par ce qu'il dit, il se lève, arpente la pièce de long en large ... Ses grands sujets, ce sont Mona et l'écriture, ses premières heures auprès de l'une et l'autre ... Elles vont de pair. Ecrivain, il l'est déjà bien avant d'avoir tapé sa première ligne mais c'est sa femme qui le pousse à quitter son emploi pour l'être à plein temps. Pour ne faire que ça, ne penser, ne vivre que pour ça ... mais ce ne fût pas si facile de trouver sa voix, celle-là même qui me captive tous les soirs que nous passons ensemble. 


Et vous le connaissez Henry, ce "roc heureux" comme il se surnomme lui-même et si vous avez déjà passé une soirée en sa compagnie, vous savez son énergie hallucinante. Il peut tout à coup se mettre à vous détailler une partie de jambes en l'air avec Mona, passer à Dostoïevski puis à Ulric, O'Mara, le docteur Kronski ou un autre de ses nombreux amis ou bien encore à Stasia, sa rivale dans le cœur de Mona. 

Nous avons repris nos conversations à l'endroit exact où nous nous étions arrêtés la dernière fois. Je vois dans son regard le plaisir qu'il prend à me parler parce qu'il voit dans le mien le plaisir que j'ai à l'écouter. 


Et savez-vous, il vient de m'annoncer qu'il restait passer les fêtes avec moi ...


Sexus ( 1949 ),  Plexus ( 1952 ), Nexus ( 1959 ) - La crucifixion en rose ( Henry Miller ) Editions Le Livre de Poche 

mardi 24 novembre 2020

Le tonneau magique - Bernard Malamud

 


Le tonneau magique, le premier recueil de nouvelles de Bernard Malamud a été publié un an après son deuxième roman Le commis. Dans la nouvelle d"ouverture, on retrouve d'ailleurs le germe de l'histoire déployée dans Le commis.

Après s'en être empêché dans son premier roman, Malamud se plonge dans le monde dont il est issu et qu'il connaît le mieux, la communauté juive new-yorkaise. Celle humble, peu argentée, celle des cordonniers, des tailleurs, des gardiens d'immeubles, des épiciers comme celui du Commis. Et comme Frank et Helen dans ce roman, ils rêvent tous de se sortir de la situation dans laquelle ils sont. Cette situation peut être professionnelle - ils voudraient trouver un nouvel emploi, un plus valorisant, qui leur rapporterait plus ; elle peut être amoureuse - ils convoitent une fille, une femme et imaginent la vie qu'ils pourraient leur donner ; géographique tout simplement - ils souhaitent partir, parce qu'il est ardu de changer de vie en restant où l'on est. Pour un temps, dans trois nouvelles, les personnages réussissent à faire cela et pour les trois, ce sera l'Italie leur destination. Si la première histoire est humoristique, les deux autres sont beaucoup plus cruelles. 

Ce recueil m'a énormément plu. Sur le quatrième de couverture, on parle de Dublinois de James Joyce, mais il m'a plus fait penser à un autre grand recueil de la littérature américaine : Winesburg-en-Ohio de Sherwood Anderson. Dans Le tonneau magique, la ville est beaucoup plus grande. Il n'y a aucune interaction entre les personnages des différentes nouvelles mais ça ne les empêchent pas d'avoir beaucoup en commun, aspirations, façons d'appréhender la vie, parfois réactions face à l'adversité, etc. C'est grâce à la plume de Bernard Malamud qui est sans fioriture, qui ne veut pas les juger mais seulement les rendre humains. 

J'ai lu Le tonneau magique après avoir lu Le commis après avoir lu la récente et excellente chronique sur ce roman sur le blog Blogart ( La comtesse ) ( eeguab.canalblog.com ). Merci Claude. Encore un grâce à toi !

Le tonneau magique ( 1958 ) Le commis ( 1957 ) ( Bernard Malamud ) Editions Rivages 



vendredi 13 novembre 2020

Je marche sous un ciel de traîne - Maylis de Kerangal

 


Ce ciel de traîne sous lequel marche Antoine Dezergues se trouve dans le Périgord Noir. Il est venu là un peu pour faire des illustrations de livres, un peu pour fuir Paris, lieu où il a vécu une histoire d'amour désormais achevée et un peu aussi par hasard. Car c'est bien une panne de voiture qui le fait s'arrêter dans ce pays où il fera la connaissance d'un des personnages clés de Ribérac, Armand Tabasque, le libraire, qui est en faillite. En même temps qu'il est rapidement attiré par Claire, la nièce d'Armand, venue se ressourcer chez son oncle, Antoine se pose des questions sur son nouvel ami. Quelle est l'histoire de cette famille - il faut ajouter Georges, le père de Claire et Hélène, la mère des deux frères Tabasque - qui a quitté Dakar pour venir s'enterrer dans ce Périgord ? Quelles sont aussi les relations, dont la surface laisse deviner une grande profondeur, d'Armand avec son ami Charly ainsi qu'avec un de ses "ennemis", Tarneyrac, un spécialiste des monuments historiques, qui semble vouloir défendre jalousement que l'on s'approche de la chapelle de Brégueil ? Antoine le comprend après en avoir fait un dessin.

Si c'est par hasard qu'Antoine est tombé à Ribérac, il semble qu'il y soit pour certaines raisons. Peut-être y retrouver l'amour et quitter ce marasme qu'était devenue sa vie. Peut-être pour faire sortir certains secrets de leurs tombes. 

J'ai été poussé vers ce très beau livre un peu par son titre que je trouve magnifique et beaucoup par le post récent d'un blog sur lequel j'aime aller régulièrement : Mémoires de bison ( memoiresdebison.blogspot.com ). 


Je marche sous un ciel de traîne ( Maylis de Kerangal ) ( 2000 ) Editions Verticales 

Album de la semaine #52

Rain dogs - Tom Waits - 1985 Extrait : Downtown train Voilà, c'est le dernier post de ce blog. Merci à tous les visiteurs, merci pour to...