C'est beaucoup plus qu'une équipe. C'est un rêve que j'ai fait. Un rêve éveillé récurrent pendant une dizaine d'années. S'enjolivant au fur et à mesure.
Ce Brésil 1982 n'a pas été champion du monde, ni cette année-là, ni avec quatre ans de plus en 1986. Les talons d'Achille ... Mais quel jeu, quelle musique, quel spectacle !
Dans mon rêve, cette équipe était encore meilleure que dans la réalité. Dans mon rêve, les magiciens Zico, Socrates, etc, battent l'Italie ...
Si on me demandait quel événement sportif m'a le plus fait vibrer, je répondrais sans hésitation ce 4x100 m Femmes des Championnats du Monde à Paris en 2003. Je l'ai vu en direct. J'ai revu plusieurs fois les images depuis. A chaque fois, c'est pareil.
Il faut dire qu'il y a tout là-dedans. L'athlétisme, tout d'abord, ce sport si beau et en même temps tellement difficile. Christine Aron, Muriel Hurtis, Sylviane Félix et Patricia Girard, quatre formidables athlètes ...
Et puis ... c'est une victoire de la France contre les États-Unis. Du clean vs des pratiques au mieux ... douteuses. Du collectif, du travail, du sérieux vs des attitudes un peu trop dédaigneuses, arrogantes. David vs Goliath ( il me semble que Sylviane Félix n'était que semi-pro ). Et puis les commentaires de Patrick Montel et Bernard Faure, deux amoureux de ce sport qui m'ont fait l'aimer à mon tour.
C'est arrivé bien avant que je ne m'intéresse au sport. Je ne crois même pas l'avoir vu à la télévision mais beaucoup beaucoup plus tard, quand on a pu tout revoir à volonté.
Une émotion sportive parce qu'on peut être quelqu'un de plutôt sports collectifs - beauf, bas du front, non ? - et avoir des frissons devant les performances de Nadia Comaneci ou d'autres gymnases avant et après elle ou encore une prestation de natation synchronisée par exemple.
Un jour, je suis tombé sur ce bonhomme à la télé. Et il a fait ça. Un 147. Ce n'est pas le 147 de l'extrait que j'ai vu. Mais il était très rapide quand même.
Impressionnant. La perfection pendant quelques instants.
Après, j'ai regardé du snooker. Puis je m'en suis lassé. Rapidement. Définitivement. Il faut dire qu'il n'y a qu'un seul Ronnie O'Sullivan ... et il ne fait pas des 147 tous les jours.